Fri

01

Nov

2013

Une maman décide de quitter Fukushima:" On ne pouvait tout simplement plus vivre dans un endroit où les enfants ne se sentaient pas en sécurité"

The article was riginally published in MamaRevo Magazine, May 2013. For English article, visit Here.

Ce qui m'a fait décider de quitter Fukushima, c'est le regard inquiet de mon fils constatant en mai 2011 qu'il avait en permanence d'importants saignements de nez. Il m'a dit : " tu crois que c'est bien de rester ici ?". À partir de ce moment-là, peu m'importait que ses hémorragies soient dues ou non aux radiations - on ne pouvait tout simplement plus vivre dans un endroit où les enfants ne se sentaient pas en sécurité.

Mon fils n'a jamais contesté ma décision, mais j'ai appris par la suite qu'il sanglotait lorsqu'il a dû se séparer de ses camarades de classe. Je me suis demandé comment ma fille allait réagir à l'idée de déménager. Finalement, je ne lui ai pas posé la question. Mais elle m'a dit un jour : " Mes amis, je pourrai les revoir quand je veux pourvu qu'on soit tous en bonne santé. Et peut-être bien qu'un jour notre évacuation les fera rire, et qu'ils nous traiteront d'idiots parce qu'après tout ça n'était pas nécessaire !"

 

Nos enfants encombrent leurs jeunes esprits de choses auxquelles il ne devraient même pas avoir à penser. Quand je les regarde, je suis très amère à cause de cet accident nucléaire et des événements qui ont suivi.

 

Malgré mes inquiétudes, mes enfants semblent s'être bien adaptés à notre nouvelle maison, et les conditions de vie ici sont saines. Ma fille est entrée au lycée, et mon fils est un garçon de 13 ans au caractère bien trempé. Mais il m'arrive quelquefois de me demander pourquoi nous sommes là. Nous avons la chance d'avoir le soutien de la famille qui est restée à Fukushima. Nous n'avons pas à nous plaindre de notre vie actuelle, mais nous avons peur pour l'avenir. Nous nous demandons si les rayonnements qu'elle sera l'effet des rayonnements que nous n'avons pas pu éviter au moment de l'accident vont avoir un effet sur nous. Et nous craignons d'avoir un jour à faire face aux préjugés et à la discrimination. Notre situation est exceptionnelle, et nous ne pouvons pas y échapper.Nous ne pouvons pas échapper à cette situation exceptionnelle.

 

Pourquoi la dignité humaine la plus fondamentale est-elle a-t-elle été bafouée à ce point ? Pourquoi n'a-t-onn'écoute-t-on pas écouté ceux qui veulent protéger dles enfants vulnérables ? Pourquoi aucun de ceux qui ont causé cet accident n'a-t-il été puni alors qu'il a été clairement démontré qu'il y a eu erreur humaine ? Nous ne pouvons pas laisser à nos enfants un avenir qui ne serait que le désespoir et désillusion. " Je ne savais pas, je n'ai rien vu" sont des excuses que nous ne pouvons plus accepter. Je suis prête et décidée prêt est décidé à me faire entendre par tous les moyens pour éviter que les enfants aient à verser des larmes inutiles.

Translated from our English article by WNSCR team

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Comments: 1
  • #1

    FITTERER (Friday, 15 November 2013 07:04)

    Rien à vous reprocher, ni aujoud'hui, ni demain. seule votre conscience doit vous dicter la marche. Bon courage.