FUKUSHIMA: une catastrophe nucléaire pollue pour très longtemps rappelle la CRI-RAD

La CRII-RAD organisait sur le salon Primevère une conférence à l'occasion des deux ans de la catastrophe de FUKUSHIMA. L'association est intervenue pour aider les populations à faire face à des conditions de vie marquées pour longtemps par des pollutions radioactives.

 

Bruno Chareyron, physicien à l'association CRII-RAD montre une habitation de la région de Fukushima. Sur la photo, des arbres sans branches. Il explique. La pollution radioactive a touché les feuilles et les branches des arbres ont été coupés, ce qui a nécessité des semaines de travail. Le sol a conservé une partie de sa radioactivité. La pelouse a été remplacée par de la pelouse artificielle.

 

Ailleurs dans la région de Fukushima, la radioactivité a à peine baissé. Des dizaines de milliers d'habitants vivent dans des ambiances radioactives, dans leurs habitations, dans les écoles. Un accident nucléaire marque pour longtemps, des territoires, des villes, des ressources naturelles.

 

C'est ce qu'ont expliqué ce vendredi lors d'une conférence organisée dans la cadre du Salon Primevère, les responsables de la CRII-RAD, Roland Desbordes, Président et Bruno Chareyron. Ils étaient accompagnés de Watara IWATA, directeur de l'association japonaise CRMS et d'Alain Chabrolle, vice-Président de la Région Rhône-Alpes en charge de l'environnement.

Intervention auprès des habitants

Wataru Iwata, directeur du laboratoire CRMS, et Bruno Chareyron, physicien à la CRI RAD) Enviscope.com
Wataru Iwata, directeur du laboratoire CRMS, et Bruno Chareyron, physicien à la CRI RAD) Enviscope.com

Bruno Chareyron a rappelé l'action de la CRII-RAD en direction des habitants de la région de Fukushima, touchés par l'accident gravissime survenu sur trois réacteurs nucléaires. Les autorités japonaises n'ont pas eu les moyens de faire face, mais surtout, un climat de méfiance s'est installé dans le pays, vis à vis des autorités et des entreprises.

 

La CRII-RAD est intervenue pour apporter son savoir faire dans la mesure de la radio-activité. Elle a envoyé des techniciens sur le terrain, qui ont mis en place des lieux où les habitants pouvaient venir contrôler la radioactivité. Des mesures pouvaient être réalisées chez des particuliers, dans des écoles, des exploitations agricoles.

Une association indépendante

La CRII-RAD a fortement aidé la mise en place de CRMS, asociation capable de suivre la situation en dehors du regard officiel. Wataru Iwata, a évoqué la situation des personnes déplacées, l'impact de la catastrophe sur le comportement des Japonais. Malgré l'arrêt de plusieurs centrales nucléaires, le Japon qui a développé d'autres sources d'énergie (1) n'a pas engagé une politique draconienne d'économies d'énergie. Malgré la volonté du gouvernement récemment arrivé au pouvoir, de maintenir le nucléaire, une bonne partie de la population reste méfiante.

Les leçons de la catastrophe

Ce qui est inquiétant d'une manière plus large, c'est l'intérêt pour les suites de la catastrophes, montrés par des spécialistes et entreprises du nucléaire, pour la gestion post-accident. Wataru Iwata explique ainsi que le président d'AREVA a annoncé le remise en marche de centrales nucléaires alors que la décision n'est pas prise. Des scientifiques viennent étudier les conséquences de l'accident, des spécialistes de la gestion de crise viennent tirer les leçons des évènements de mars 2011. Bruno Chareyron l'a rappelé. " Ce qui était jugé impossible est devenu très peu probable... " Mais le peu probable est arrivé et peut se reproduire ailleurs, y compris en France.

 

michel.deprost@enviscope.com

 

La CRI RAD propose sur son site un dossier sur la situation au Japon.

 

1) Le gaz par exemple.

 

Source: Enviscope

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